Sébastopol. soldes sac Vanessa Bruno

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[Note 38: Voir les lettres de Mme de Sévigné, a. 1655.]Les étuves de la rue Saint-Martin étaient au coin de la rue Beaubourget avaient pour enseigne le Lion d’argent.5º Rue aux Ours.–Elle date du XIIIe siècle, et s’appelait encore,en 1770, de son vrai nom aux Oües ou aux Oies, à cause desnombreux rôtisseurs qui l’habitaient. Dans cette rue débouche la (p.139)rue Salle-au-Comte qui disparaît aujourd’hui et se trouve absorbéedans le boulevard de Sébastopol. soldes sac Vanessa Bruno
Au coin de la rue aux Ours et de larue Salle-au-Comte était, avant la révolution, une statue de laVierge, dite Notre-Dame-de-la-Carole, devant laquelle, chaque année,le 3 juillet, se brûlait un colosse d’osier habillé en soldat suisse,au milieu d’un grand feu d’artifice. Cette cérémonie devait sonorigine à un sacrilége commis, dit-on, en 1418, par un soldat ivre,qui, ayant donné un coup d’épée à la statue, en fit jaillir du sang.Les détails de cette histoire étaient exposés dans une chapelle del’abbaye Saint-Martin; mais ils n’en étaient pas pour cela plusauthentiques, et la critique si sagace des érudits du XVIIe siècle enavait fait depuis longtemps justice. En 1793, la statue de la Viergefut détruite et remplacée pendant quelque temps par le buste de Marat.Dans cette rue Salle-au-Comte était une fontaine qui portait le nom duchancelier de Marle et fut construite par lui. Ce magistrat habitaitl’hôtel voisin de cette fontaine et qui avait été bâti par le comte deDammartin vers la fin du XIIIe siècle: c’est là qu’il fut arrêté parles Bourguignons en 1418, conduit à la Conciergerie et massacréquelques jours après. Sauval raconte qu’un procureur au Châtelet, quiavait acheté en 1663 ce manoir seigneurial, s’y trouvait logé trop àl’étroit. Vanessa Bruno moins cher Dans la rue aux Ours débouche, parallèlement aux rues Saint-Martin etSaint-Denis, la rue Quincampoix, dont le nom vient probablement d’unde ses habitants. «C’est, dit Lemontey, un défilé obscur de quatrecent cinquante pas de long sur cinq de large, bordé parquatre-vingt-dix maisons d’une structure commune et dont le soleiln’éclaire jamais que les étages les plus élevés.» Cette rue esttrès-ancienne: au XIIIe siècle, elle était peuplée de merciers etd’orfèvres, fréquentée par les dames et même servant de promenade à lamode. Les merciers, à cette époque, vendaient tous les objets de (p.140)luxe et de parure pour les femmes. C’était une corporationtrès-importante, très-nombreuse, et plus riche toute seule, ditSauval, que les autres cinq corps de marchands. Il seraittrès-difficile d’énumérer tout ce qui faisait alors partie de laboutique d’un mercier, chapeaux, étoffes de soie, hermines, tissus delin, broderies, joyaux, aumônières, parfums; etc. Vanessa Brunos pas chere
Les plus richesmerciers de la rue Quincampoix étaient les d’Espernon, dont un esttaxé dans la taille de 1313 à 90 livres. Dans le XVIe siècle, la voguemarchande de cette rue était passée, et elle avait quelques hôtels degrands seigneurs. De ce nombre était l’hôtel de Beaufort, dont unpassage a conservé le nom, où demeura le roi des halles, le héros dela populace de Paris à l’époque de la Fronde: «Il disoit tout haut,raconte Gui Patin, que si on le persécutoit à la cour, il viendroit seloger au milieu des halles, où plus de vingt mille hommes legarderoient[39].» Vers la fin du règne de Louis XIV, cette rue devintle séjour des juifs qui faisaient la banque et des courtiers quitripotaient des gains illicites sur les billets de l’État ou sur lesemprunts du grand roi. A l’époque du système de Law, elle fut lecentre de l’agiotage dont la fièvre agita toute la France, et alorselle se trouva encombrée de joueurs depuis les caves jusqu’auxgreniers: on s’y pressait, on s’y écrasait, on y achetait la moindreplace au poids de l’or; une chambre s’y louait dix louis par jour. Delà nous sont venus les ventes à terme, la prime, le report et toutesles autres inventions, roueries et manoeuvres de bourse. C’est danscette rue, dans le cabaret de l’Épée-de-Bois, au coin de la petite ruede Venise, que le comte de Horn assassina un des agioteurs pour luivoler son portefeuille; il fut arrêté, condamné et exécuté sur laroue.

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