peuple. moncler homme

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Je l’ai dit à la Convention, et je lerépète ici, il est une infinité de choses que le bon esprit du peuple atournées au profit de la liberté, et que nos ennemis n’avaientimaginées que pour la perdre.Que des citoyens animés par un zèle pur viennent déposer sur l’autel dela patrie les monuments inutiles et pompeux de la superstition, pourles faire servir à son triomphe, la patrie et la raison sourient à cesoffrandes. Que d’autres renoncent à telles ou telles cérémonies, etadoptent sur toutes ces choses l’opinion qui leur paraît la plusconforme à la vérité, la raison et la philosophie peuvent applaudir àleur conduite; mais de quel droit l’aristocratie et l’hypocrisieviendraient-elles ici mêler leur influence à celle du civisme et de lavertu? De quel droit des hommes inconnus jusqu’ici dans la carrière dela révolution viendraient-ils chercher au milieu de tous ces événementsles moyens d’usurper une fausse popularité, d’entraîner les patriotesmême à de fausses mesures, et de jeter parmi nous le trouble et ladiscorde? De quel droit viendraient-ils troubler la liberté des cultes,au nom de la liberté, et attaquer le fanatisme par un fanatismenouveau? De quel droit feraient-ils dégénérer les hommages solennelsrendus à la vérité pure, en des farces éternelles et ridicules?Pourquoi leur permettrait-on de se jouer ainsi de la dignité du peuple,et d’attacher les grelots de la folie au sceptre même de la philosophie?On a supposé qu’en accueillant des offrandes civiques, la Conventionavait proscrit le culte catholique.Non, la Convention n’a point fait cette démarche téméraire: laConvention ne la fera jamais. Son intention est de maintenir la libertédes cuites, qu’elle a proclamée, et de réprimer en même temps tous ceuxqui en abuseraient pour troubler l’ordre public; elle ne permettra pasqu’on persécute les ministres paisibles du culte, et elle les puniraavec sévérité toutes les fois qu’ils oseront se prévaloir de leursfonctions pour tromper les citoyens et pour armer les préjugés ou leroyalisme contre la république. On a dénoncé des prêtres pour avoir ditla messe: ils la diront plus longtemps, si on les empêche de la dire.Celui qui veut les empêcher est plus fanatique que celui qui dit lamesse. doudoune moncler enfant
Il est des hommes qui veulent aller plus loin; qui, sous le prétexte dedétruire la superstition, veulent faire une sorte de religion del’athéisme lui-même. Tout philosophe, tout individu peut adopterlà-dessus l’opinion qu’il lui plaira. Quiconque voudrait lui en faireun crime est un insensé; mais l’homme public, mais le législateurserait cent fois plus insensé qui adopterait un pareil système. LaConvention nationale l’abhorre. La Convention n’est point un faiseur delivres, un auteur de systèmes métaphysiques, c’est un corps politiqueet populaire, chargé de faire respecter, non seulement les droits, maisle caractère du peuple français. Ce n’est point en vain qu’elle aproclamé la déclaration des droits de l’homme en présence de l’Etresuprême!”On dira peut-être que je suis un esprit étroit, un homme à préjugés;que sais-je, un fanatique.J’ai déjà dit que je ne parlais, ni comme un individu, ni comme unphilosophe systématique, mais comme un représentant du peuple. moncler homme L’athéisme est aristocratique; l’idée d’un grand être, qui veille surl’innocence opprimée, et .qui punit le crime triomphant, est toutepopulaire. Le peuple, les malheureux m’applaudissent; si je trouvaisdes censeurs, ce serait parmi les riches et parmi les coupables. J’aiété, dès le collège, un assez mauvais catholique; je n’ai jamais été niun ami froid, ni un défenseur infidèle de l’humanité. Je n’en suis queplus attaché aux idées morales et politiques que je viens de vousexposer: “Si Dieu n’existait pas, il faudrait |’inventer.”Je parle dans une tribune où! impudent Guadet osa me faire un crimed’avoir prononcé le mot de providence. Et dans quel temps! lorsque lecoeur ulcéré de tous les crimes dont nous étions les témoins et lesvictimes; lorsque versant des larmes amères et impuissantes sur lamisère du peuple éternellement trahi, éternellement opprimé, jecherchais à m’élever au dessus de la tourbe impure des conspirateursdont j’étais environné, en invoquant contre eux la vengeance céleste,au défaut de la foudre populaire. doudoune homme moncler
Ce sentiment est gravé dans tous lescoeurs sensibles et purs; il anime dans tous les temps les plusmagnanimes défenseurs de la liberté. Aussi longtemps qu’il existera destyrans, il sera une consolation douce au coeur des opprimés; et sijamais la tyrannie pouvait renaître parmi nous, quelle est l’âmeénergique et vertueuse qui n’appellerait point en secret, de sontriomphe sacrilège, à cette éternelle justice, qui semble avoir écritdans tous les coeurs l’arrêt de mort de tous les tyrans. Il me sembledu moins que le dernier martyr de la liberté exhalerait son âme avec unsentiment plus doux, en se reposant sur cette idée consolatrice. Cesentiment est celui de l’Europe et de l’univers, c’est celui du peuplefrançais. Ce peuple n’est attaché ni aux prêtres, ni à la superstition,ni aux cérémonies religieuses; il ne l’est qu’au culte en lui-même,c’est-à-dire à l’idée d’une puissance incompréhensible, l’effroi ducrime et le soutien de la vertu, à qui il se plaît à rendre deshommages qui sont autant d’anathèmes contre l’injustice et contre lecrime triomphant.Si le philosophe peut attacher sa moralité à d’autres bases,gardons-nous néanmoins de blesser cet instinct sacré et ce sentimentuniversel des peuples. Quel est le génie qui puisse en un instantremplacer, par ses inventions, cette grande idée protectrice de l’ordresocial et de toutes les vertus privées?Ne voyez-vous pas le piège que nous tendent les ennemis de larépublique et les lâches émissaires des tyrans étrangers? En présentantcomme l’opinion générale les travers de quelques individus, et leurpropre extravagance, ils voudraient nous rendre odieux à tous lespeuples, pour affermir les trônes chancelants des scélérats qui lesoppriment.

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